En fonction depuis l’immédiat après-guerre, la Commission économique nationale négocia avec l’administration de l’époque un procédé de demande d’augmentation du pain, dont le prix était réglementé par le ministre de l’Économie. Ce procédé s’avéra caduque dans la dernière décennie du siècle, par l’absence dans les frais généraux considérés, d’une série de charges nouvelles et surtout par les manipulations purement politiques des dossiers que notre commission introduisait.

En 2001, nous avons reçu du ministre de l’Économie Charles Picqué, la mission de refondre la méthode de calcul, afin de réaliser un projet de Contrat-Programme. Ce fut l’aile francophone qui élabora et défendit avec succès ce dossier complexe, dont chaque paramètre devait être probant et vérifiable. La méthode totalement nouvelle, fut basée sur l’analyse approfondie de 138 comptabilités d’artisans, les frais généraux et l’énergie furent actualisés pour accompagner les autres paramètres : coût des matières premières (redéfinies), les salaires de fabrication et de commercialisation.

Malheureusement, le dossier bouclé, ses 18 articles acceptés par le ministère, ne vit jamais s’apposer la signature du Ministre, nous étions en mai 2003 à la veille des élections législatives. La nouvelle Ministre Fientje Moerman, devant l’écart de prix important, prouvé par ce dossier, décida courageusement de «  libérer » le pain le 1erjuillet 2004, en laissant les boulangers se débrouiller…sous surveillance d’une éventuelle opération de cartel. (Hausse de prix concertée)

Vos Moniteurs de septembre 2002 à mai 2004 vous ont développé et fait vivre cette saga ! C’est la raison pour laquelle, la COMMISSION ÉCONOMIQUE FRANCOPHONE, reconstitue chaque année ce même dossier afin de vous informer sur la réalité du PRIX DE REVIENT du Pain.

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